Nouvelles érotiques au féminin, poésies saphiques, littérature lesbienne

Inédits

Inédits

Par sa fougue, par sa bouche, elle me dit « je le veux»

A la pointe du sein, doigt pressé, elle se touche

Elle m’assure, me susurre, se caresse

Téton dur et sensible, au contact

Elle l’excite, le titille, l’engourdit

Puis le presse, me supplie de mes yeux de ma voix

D’être celle qui saura étendre son émoi

 

Elle demande « de tes mots, ton langage, fais moi jouir »

Et acclame chaque strophe qui déclenche un désir

Son désir, son envie elle aussi de toucher

Ce qui gonfle, envahit, dénature la pudeur

Et lui donne la langueur et l’écart

De ses jambes qu’elle étire en triangle

Ou tout tremble et se mouille en vagues violentes

 

Elle me crie « j’ai envie, donne moi du plaisir »

Et me lit, me relit, m’enferme dans son lit

Où avide et vibrante elle attend cette image

Elle le veut, le désire, qui la condamnera

Au combat, aux ébats dont elle sait jaillira

Une force, un dessein, vers quoi convergera

Son extase, sa jouissance en un cri culminant

 

Depuis

Elle attend

Haletante et souffrante

Perdue, dominée, attentive et tremblante

Que l’histoire commence et la trouble en semant

Sur elle et en elle le frisson imminent

 

Aussi

Pour lui plaire je me penche,

Bouche close en suspens sur l’objet du désir

Ma langue aux prémisses sur sa chair mouillée

Et murmure, la délivre et distille

 

Ces quelques mots…

 

 

 

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J
Je remonte le temps au rythme de vos écrits, parcourant chaque mot, chaque ligne avec cette inextricable envie de m’arrêter, de continuer, de déguster, d'en apprécier chaque couleur, chaque contour.<br /> <br /> J'approche, je le sais, peu à peu du début, de l'instant où vous avez partagé pour la première fois vos écrits au monde.<br /> En lisant La dédicace j'ai su que je ne saurais me réfréner, une histoire, un poème par jour pas plus. Je me l'étais promis.<br /> <br /> Comme j'ai peur d'arriver au début, que pourrais je lire après vous ? C'est étrange peut être je ne sais, pour moi l'écriture a plus d'importance que l'histoire elle même. Combien de livres ais-je commencer sans jamais finir ne serait ce que le premier paragraphe ? Des dizaines, des centaines... Le temps m'a rendu exigeant, difficile, impossible à satisfaire. C'est ce que je croyais jusqu'à ce que je vous lise. Tout est encore possible maintenant je le sais.<br /> <br /> Vos écrits ramène à mon esprit le film In the Mood for Love. Cette même sensation que je ne saurais définir. Poésie, romantisme, à demi mots, je regrette en cet instant de n'avoir votre plume...
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M
L'improbable des coïncidences... Sur un fil, par paresse, par oisiveté, la télécommande en main et l'esprit ailleurs, je cherchais hier soir un film à me mettre sous les yeux et n'importe lequel eut fait l'affaire... Mais non. Parce que rien n'arrive en vain, je surprends ce titre "In the Mood for Love" dont la musique toujours m'hypnotise. Et ce matin, revenue sur mes lignes, je découvre votre commentaire. Alors, bien sûr, ce parallèle que vous ressentez entre mon écriture et son atmosphère me touche. Me plait. Tout comme me plait votre avidité parsemée d'exigences. Lorsqu'on écrit, il s'agit de toucher les autres avec l'espoir que cet "autre" décèle vos intentions, vous surprenne de son acuité à vous lire tel que vous avez écrit. Vous faites partie de ces lecteurs.