l'avion rose

Nouvelles érotiques au féminin, poésies saphiques, littérature lesbienne

Instantané

Je suis un avion

Un avion de lignes, mais rose

Rose comme un mélange de ciel le matin

Je suis un avion

Un avion de lignes dans votre prose

Qui lit entre vos lignes et fait signe de la main.

Je suis un phare sentinelle

Je veille sur votre ciel

Pour effacer les orages qui abondent

Les turbulences réduites au silence

Parce que je suis un avion, mais rose

Et que je l’ai décidé ainsi.

 

J’ai effacé les frontières

 

Je suis un avion

Un avion de lignes, mais rose

Pas le rose d’une couleur,

Mais celui d’un son, léger, un mouvement, furtif, un sourire, ailé.

Juste un souffle qui caresse

Le jour, sans craindre la tendresse

La nuit, sans avoir peur de l’ivresse

J’ai coupé le radar, le pilote automatique

Je fais confiance au hasard les yeux bien plantés

Dans ce ciel où je plonge

Bras tendus, mains ouvertes

Car je sais où je vais, depuis si longtemps je m’y dirige

Que rien jamais ne me détournera

De ma route, de mon rose, de mes lignes

 

Je ne repartirai pas en arrière

 

Je suis un avion

Un avion de lignes, mais rose

Qui déchire les nuages et ose

Dans un voyage à travers la nuit

Exceptionnel, sans passager, vol solitaire

Phares pointés vers les étoiles

Regarder enfin ailleurs, entre l’infini et le petit

Le sombre et les lumières

Radio éteinte, moteurs coupés, planeur

Juste le bruit du vent, que je ne peux éviter

Qui embrasse ma carlingue, les ailes et le gouvernail

Et me maintient ainsi, en sustentation

Là où je désire

 

Je lui prendrai la main devant la terre entière

 

Je suis un avion,

Un avion de lignes, mais rose

Et ceci est arrivé, je le dis, par amour

Et ceci restera, je le sais, pour l’amour




 

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M. T.

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Sophie 07/12/2009 12:14


Sur l’œil de la peau, une jouissance qui irrigue le cerveau. Le plaisir de la couleur illumine à l’intérieur. Le corps entier est mobilisé, l’ouïe et l’odorat comme le reste. A la couleur on
reconnaît le peintre …


M. T. 07/12/2009 18:13


Mais sans doute le peintre devrait-il laisser sa palette et l'auteur revenir à ses histoires...


Sophie 07/12/2009 12:13


Sur l’œil de la peau, une jouissance qui irrigue le cerveau. Le plaisir de la couleur illumine à l’intérieur. Le corps entier est mobilisé, l’ouïe et l’odorat comme le reste. A la couleur on
reconnaît le peintre .....


M. T. 08/12/2009 10:12


Attendu que votre commentaire s'est affiché deux fois, vous aurez donc une deuxième réponse... et vous avez de la chance car mon humeur du jour est bien meilleure que mon humeur d'hier ! J'ai
repris ma palette, mes pinceaux, mon crayon et mon clavier ! je n'ai pas pris de champagne hier soir mais un Riesling qui fut doux à mes rêves et ce matin, pour commencer ma journée, hop, une bien
agréable danse chez notre amie "Petit Mot" ! (damned... j'ai toujours lu worLd...) Déformation professionnelle ?.... Sinon, j'aime bien cette mobilisation générale... premiers symptômes...  en
voie d'amélioration...


Sophie M. 07/12/2009 06:03


Trés belle poésie qui sans nul doute fera rêver celle à qui elle s'adresse mais aussi les autres...c'est le privilège de la poésie...


M. T. 07/12/2009 10:41


Parce que la Poésie est UniversElle...